RxPONDER : Intérêt du recurrence score chez les patientes avec un cancer du sein RH+/HER2- pN1 ménopausées

Rédigé le 06/12/2021
Jean David FUMET

Les signatures moléculaires sont utilisées en pratique dans le cancer du sein localisé N0 RH+/HER2- pour prédire le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante dans un but de désescalade de chimiothérapie.

Dans les atteintes ganglionnaires, le rôle prédictif des signatures moléculaires est moins clair.

 

L’étude RxPONDER, qui vient d’être publiée dans NEJM, est une étude prospective randomisée pour des patientes avec un cancer du sein localisé RH+, HER2- pN1 (1 à 3 ganglions envahis).

Les patientes avec un recurrence score <25 (donné par la signature à 21 gènes Oncotype Dx) étaient randomisées entre : 

  • Chimiothérapie puis hormonothérapie
  • Hormonothérapie seule

 

Au total : 5083 patientes

1/3 pré ménopausées, 2/3 ménopausées

 

Chez les patientes ménopausées : 

Invasive DFS à 5 ans = 91,9% (hormonothérapie) versus 91,3% (chimio + hormonothérapie)

 

Chez les patientes pré ménopausées

Invasive DFS à 5 ans 89% (hormonothérapie) versus 93,9% (chimio + hormonothérapie) , HR = 0,60, p=0,002

 

 

En pratique : Chez les patientes avec un cancer du sein RH+/HER2- pN1 (1 à 3 ganglions envahis) :

  • Intérêt du recurrence score RS (Oncotype Dx) uniquement chez les patientes ménopausées pour desescalader la chimiothérapie en cas de RS <25
  • Chez les patientes pré ménopausées : un RS < 25 n’est pas suffisant pour désescalader la chimiothérapie qui apporte un bénéfice en iDFS par rapport à une hormonothérapie seule