Cancer du sein postpartum : un profil moléculaire spécifique pouvant expliquer le pronostic défavorable

Rédigé le 26/11/2021
Hélène COSTAZ

Les cancers du sein survenant dans les 5 à 10 ans suivant l’accouchement sont définis comme des cancers du sein post partum.

Les différences génomiques qui expliquent ce mauvais pronostic restent encore inconnues.

Il a été comparé dans cette étude des analyses transcriptomiques par ARN Seq avant tout traitement chez des patientes ayant un cancer du sein ER+ entre les jeunes patientes nullipares et les patientes présentant un cancer du sein post partum. Les analyses ont été appariées sur l’âge, l’IMC, la parité, le stade clinique de la tumeur, le statut ER.

 

On retrouve chez les patientes ayant un cancer du sein post partum.

Une augmentation des gènes impliqués dans le cycle cellulaire,

Une activation des signatures lymphocytaire T : La grossesse entraine la mise en place d’une immuno tolérance vis-à-vis du fœtus. Cet environnement immunitaire immuno supprimé peut être délétère dans le cadre du cancer

une réduction de la signalisation des récepteurs aux œstrogènes

une réduction de la signalisation de TP53

 

Au total : Cette étude démontre que le cancer du sein ER+ du post partum présente un sous type moléculaire distinct pouvant expliquer en partie son pronostic plus péjoratif.