Etude TAPUR : Pembrolizumab pour les cancers du sein à charge mutationnelle élevée ?

Rédigé le 04/08/2021
Jean David FUMET

Avec les résultats plutot décevants des anti-PD-1/PD-L1 dans les cancers du sein métastatiques, seule une petite sous population semble réellement tirer un bénéfice de ces traitements. La recherche de biomarqueurs prédictifs pour identifier les patientes qui en bénéficient est donc indispensable.

L’étude TAPUR est une étude de phase II de type étude "basket" qui teste, dans plusieurs tumeurs solides, différents traitements selon des cibles moléculaires/signatures moléculaires.

Viennent d'etre publiés : Les résultats du pembrolizumab dans la cohorte cancer du sein métastatique avec une charge mutationnelle élevée : « TMB high » (un biomarqueur prédictif de réponse à l’immunothérapie de plus en plus développé).

Au total : 28 patients, avec un TMB >9 mut/Mg

  • Taux de contrôle tumoral = 37%

  • Taux de réponse objective = 21%

  • PFS mediane = 10.6 semaines

  • OS mediane = 30.6 semaines

Pas  de relation directe entre TMB et PFS

 

En pratique : il s’agit d’une petite cohorte de 28 patients. On notera un léger signal d’efficacité avec un taux de réponse de 21% chez ces patientes multi-traitées (probablement supérieur à certaines chimiothérapies utilisées dans des situations très avancées). Ces données sont concordantes avec l’étude KEYNOTE 158 (étude multi cancer, TMB high, le taux de réponse était de 29%). En l’absence de bras contrôle, aucune interprétation du caractère prédictif du TMB n’est possible.

Il faut donc poursuivre dans cette voie afin d’augmenter le nombre de patients analysables, affiner nos données et identifier les patients qui en tireront un bénéfice durable.

 

Actuellement disponible au CGFL : Etude MOVIE, Unicancer

  • Cohorte pan tumeur, charge mutationnelle élevée : Navelbine + durvalumab + tremelimumab