JAVELIN Ovarian 200 : (Encore une) Etude négative pour l’immunothérapie dans les cancers de l’ovaire

Rédigé le 02/07/2021
Jean David FUMET

L’immunothérapie a du mal à trouver sa place dans les cancers de l’ovaire. Alors que l’infiltrat immunitaire semble fréquemment présent et pronostic dans les cancers de l’ovaire, l’immunothérapie par anti-PD-1/PD-L1 ne parvient pas à apporter un bénéfice en survie.

Les données en monothérapie, en phase de rechute platine résistante, montraient des taux de réponse d’environ 10-15%.

La combinaison à la chimiothérapie pourrait être une solution pour « réchauffer » et rendre sensible les tumeurs aux inhibiteurs de checkpoint.

Après les données décevantes de IMAGYN 050 en 1ere ligne, les données de JAVELIN Ovarian 200 en phase de rechute platine résistante viennent d’être publiées dans Lancet Oncol.

Il s’agit d’une étude de phase III à 3 bras, chez des patientes avec un cancer de l’ovaire en rechute platine résistante : Caelyx versus avelumab versus caelyx avelumab

Au total : 566 patientes

  • Median PFS = 3.7 mois dans le bras Caelyx avelumab, 3.5 mois dans le bras caelyx et 1.9 mois dans le bras avelumab

  • Median OS = 15.7 mois dans le bras Caelyx avelumab, 13.1 mois dans le bras caelyx et 11.8 mois dans le bras avelumab.

L’analyse en sous-groupe montre que les patientes PD-L1+ ET CD8+ semblent avoir un meilleur bénéfice du traitement.

 

En pratique : De nouveau une étude négative pour l’immunothérapie par anti-PD-1/PD-L1 dans les cancers de l’ovaire.

Cette étude apporte tout de même une information intéressante concernant les biomarqueurs avec le double marquage CD8/PD-L1 (Données déjà publiées par l’équipe du Pr Ghiringhelli dans les cancers bronchiques)

Les prochaines étapes :

  • les études en cours PEMBOV et AGO OVAR 2.29 (disponibles au CGFL) qui associent en plus un anti angiogénique.

  • Les futures études avec d’autres cibles et d’autres combinaisons