Keynote 598 : pas de bénéfice à une double immunothérapie en cas de TPS ≥ 50%

Rédigé le 11/06/2021
Laure Favier

En l’absence de driver oncogénique, le traitement de première ligne en cas de CBNPC avec unTPS ≥ 50% métastatique repose soit une monothérapie par pembrolizumab soit par une combothérapie associant chimiothérapie ( taxol carboplatine ou platine pemetrexed en fonction de l’anatomo pathologie) – immunothérapie.

L’essai de phase 3 keynote 598 a comparé le pembrolizumab seul  (200 mg/kg toutes les 3 semaines 35 doses max ) versus l’association ipilimumab ( 1 mg/kg toutes les 6 semaines 18 doses max ) + pembrolizumab (200 mg/kg toutes les 3 semaines 35 doses max ) en cas de CBNPC de stade IV. L’essai était réalisé en double aveugle. Les critères d’inclusion étaient les suivants : absence de mutation ALK ou ROS, PDL1 ≥50%, état général conservé estimé OMS 1 ou 2. Les patients porteurs de métastases cérébrales non traitées étaient exclus. Les objectifs principaux étaient le survie globale et la PFS.

598 patients ont pu être inclus ( 284 dans chaque groupe). Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les deux groupes que ce soit en survie globale (21,4 mois pour le bras double immunothérapie versus 21,9 mois dans le bras monothérapie) ou en survie sans progression (8,2 mois versus 8,4 mois).

Le profil de tolérance est par contre nettement moins bon dans le groupe double immunothérapie avec 62,4%  d’effets secondaires de grade ≥ 3 contre 50,2% dans le bras monothérapie, un nombre de décès toxiques majorés et une augmentation des effets secondaires immunomédiés avec 6 décès toxiques.

La double immunothérapie n’apporte pas de bénéficie versus une monothérapie en cas TPS≥50% et est associée à un surcroit de toxicité.