Enfortumab vedotin pour les cancers urothéliaux après progression sous anti-PD-1/PD-L1 chez les patients « unfit » au cisplatine

Rédigé le 19/05/2021
Jean David FUMET

A ce jour, l’atezolizumab a une AMM pour traitement des cancers urothéliaux non éligibles au cisplatine et exprimant PD-L1.

Mais que faire après progression ?

 

La cohorte 2 de l’étude EV-201, publiée dans Lancet Oncology, est une étude de phase II qui évaluait l’enfortumab vedotin (un ADC dirigé contre la Nectin 4) en monothérapie chez des patients non éligibles au cisplatine et en échec d’une première ligne par anti-PD-1 ou anti-PD-L1.

L’objectif principal était le taux de réponse objective

 

Au total : 91 patients

 

Le taux de réponse objective = 52% avec 20% de réponses complètes.

Seulement 9% de patients réfractaires au traitement

PFS médiane = 5,8 mois

OS médiane = 14,7 mois

 

La toxicité est celle connue avec l’enfortumab vedotin :

  • Neutropénie 9%
  • Rash maculo-papuleux 8%

A noter : 3 décès toxiques

 

Aucun biomarqueur n’a été identifié. Le taux de Nectin 4 est élevé dans la grande majorité des cas et ne permet pas d’identifier les répondeurs.

 

En pratique : Ces résultats avaient été présentés à l'ASCO GU. Nous retiendrons un signal d’efficacité intéressant avec un taux de réponse objective de 52% et 20% de réponses complètes. Des résultats prometteurs dans cette population agée et fragile.

L'enfortumab est actuellement étudié en association avec l'immunothérapie et en traitement néoadjuvant. Un traitement a suivre de près !

 

Yu EY, Petrylak DP, O'Donnell PH, et al. Enfortumab vedotin after PD-1 or PD-L1 inhibitors in cisplatin-ineligible patients with advanced urothelial carcinoma (EV‑201): a multicentre, single-arm, phase 2 trial [published online ahead of print, 2021 May 12]. Lancet Oncol. 2021;S1470-2045(21)00094-2. doi:10.1016/S1470-2045(21)00094-2