Niraparib


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MODE D'ACTION

Le niraparib est un inhibiteur des enzymes poly(ADP-ribose) polymérase (PARP), PARP-1 et PARP2, qui jouent un rôle dans la réparation de l’ADN. Des études in vitro ont montré que la cytotoxicité induite par le niraparib peut impliquer l’inhibition de l’activité enzymatique de PARP et la formation accrue de complexes ADN-PARP, provoquant des dommages à l’ADN, l’apoptose et la mort cellulaire. Une cytotoxicité accrue induite par le niraparib a été observée dans les lignées de cellules tumorales avec ou sans déficit en gènes suppresseurs de tumeur BRCA 1 et 2 (« BReast Related CAncer »). Dans un modèle orthotopique, chez la souris, de xénogreffe de tumeurs dérivées de patientes (PDX) atteintes d’un cancer de l'ovaire séreux, le niraparib a montré une réduction de la croissance de la tumeur chez les mutants BRCA 1 et 2, BRCA sauvage mais avec déficit en recombinaison homologue (HR) et pour les tumeurs avec BRCA sauvage et sans déficit détectable en HR.

POSOLOGIE

 3 gélules de 100 mg 1x/jour, soit l’équivalent d’une dose quotidienne totale de 300 mg

CLASSE THERAPEUTIQUE

Inhibiteur de PARP

MODE DE PRISE

  • Voie orale. Les gélules doivent être avalées entières avec de l’eau. Les gélules ne doivent ni être croquées, ni mastiquées.
  •  Même heure chaque jour
  •  Au coucher est une méthode possible pour gérer les nausées

INDICATION

Cancer épithélial séreux de haut grade de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, sensible au platine et récidivant, qui sont en réponse (complète ou partielle) à une chimiothérapie à base de platine, en monothérapie

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

L’association de niraparib avec des vaccins ou des agents immunosuppresseurs n’a pas été étudiée

Effet d’autres médicaments sur le niraparib :

Niraparib comme substrat des CYP (CYPA2 et CYP3A4) : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante avec des médicaments connus pour inhiber des enzymes CYP (par exemple, itraconazole, ritonavir et clarithromycine) ou induire des enzymes CYP (par exemple rifampicine, carbamazépine et phénytoïne).

Niraparib comme substrat des transporteurs d’efflux (P-gp, BCRP et MATE 1/2) : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante avec des médicaments connus pour inhiber la P-gp (par exemple, amiodarone, vérapamil) ou la BCRP (par exemple, osimertinib, velpatasvir et eltrombopag).

Niraparib comme substrat des transporteurs d’influx hépatique (OATP1B1, OATP1B3 et OCT1) : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante avec des médicaments connus pour inhiber les transporteurs d’influx OATP1B1 ou 1B3 (par exemple, gemfibrozil, ritonavir) ou OCT1 (par exemple, dolutégravir).

Niraparib comme substrat des transporteurs d’influx rénal (OAT1, OAT3 et OCT2) : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante avec des médicaments connus pour inhiber les transporteurs d’influx OAT1 (par exemple, probénécide) or OAT3 (par exemple, probénécide, diclofénac), ou OCT2 (par exemple, cimétidine, quinidine).

Effet du niraparib sur d’autres médicaments

Inhibition des CYP (CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 et CYP3A4) : La prudence est recommandée lorsque le niraparib est administré en concomitance avec des substances actives dont le métabolisme est dépendant du CYP3A4 et, notamment, celles ayant une plage thérapeutique étroite (par exemple, ciclosporine, tacrolimus, alfentanil, ergotamine, pimozide, quétiapine et halofantrine).

Induction des CYP (CYP1A2 et CYP3A4) : La prudence est recommandée lorsque le niraparib est administré en concomitance avec des substances actives dont le métabolisme est dépendant du CYP1A2 et, notamment, celles ayant une plage thérapeutique étroite (par exemple, clozapine, théophylline et ropinirole).

Inhibition des transporteurs d’efflux (P-gp, BCRP, BESP et MATE 1/2) : La prudence est recommandée lorsque le niraparib est administré en concomitance avec des substrats de la BCRP (irinotécan, rosuvastatine, simvastatine, atorvastatine et méthotrexate).

Une augmentation des concentrations plasmatiques de médicaments étant substrats de transporteurs de MATE 1 et 2 (p. ex. metformine), administrés en concomitance, ne peut être exclue.

Inhibition des transporteurs d’influx hépatique (OATP1B1, OATP1B3 et OCT1): La prudence est recommandée lorsque le niraparib est administré en concomitance avec des substances actives qui subissent un transport d’absorption par OCT1 comme la metformine.

Inhibition des transporteurs d’influx rénaux (OAT1, OAT3 et OCT2) : Ni le niraparib ni M1 n’inhibent les transporteurs d’anions organiques 1 (OAT1), 3 (OAT3), ou le transporteur de cations organiques 2 (OCT2).


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