Lanréotide


SOMATULINE L.P ®

MODE D'ACTION

Le lanréotide est un octapeptide analogue de la somatostatine naturelle. Comme la somatostatine, le lanréotide est un inhibiteur de différentes fonctions endocrines, neuro-endocrines, exocrines et paracrines. Il présente une forte affinité pour les récepteurs à la somatostatine humaine (SSTR) 2 et 5, et une affinité faible sur les SSTR 1, 3 et 4. L'inhibition de l'hormone de croissance s’expliquerait principalement par cette activité au niveau des récepteurs SSTR 2 et 5.

Sa sélectivité marquée vis-à-vis de la sécrétion de l'hormone de croissance par rapport à celle de l'insuline en fait un produit adapté au traitement de l'acromégalie.

Comme la somatostatine, le lanréotide a une action anti-sécrétoire exocrine générale. Il inhibe la sécrétion basale de motiline, de peptide inhibiteur gastrique et de polypeptide pancréatique, mais n'a pas d’action significative sur la sécrétion à jeun de sécrétine ou de gastrine. Le lanréotide inhibe l’augmentation du débit sanguin de l’artère mésentérique supérieure et de la veine porte en post-prandial. Le lanréotide diminue significativement la sécrétion hydro-électrolytique jéjunale (eau, sodium, potassium, chlorures) stimulée par la prostaglandine E1. Le lanréotide diminue les taux de prolactine chez les patients acromégales traités au long cours.

L'action inhibitrice du lanréotide sur la sécrétion exocrine intestinale, les hormones digestives et les mécanismes de prolifération cellulaire est particulièrement intéressante pour son application au traitement symptomatique des tumeurs endocrines digestives, notamment carcinoïdes.

Le lanréotide est bien plus actif que la somatostatine naturelle et présente une durée d'action beaucoup plus longue.

POSOLOGIE

La dose initiale recommandée est de 90 mg tous les 28 jours (4 semaines) pendant 2 mois.

CLASSE THERAPEUTIQUE

Analogue de la somatostatine

MODE DE PRISE

  • Voie sous-cutanée profonde : dans le quadrant supéro-externe de la fesse ou de la cuisse.
  • La peau ne doit pas être pincée, l’aiguille doit être introduite rapidement sur toute sa longueur, perpendiculairement à la peau, alternativement du côté droit et du côté gauch

INDICATION

Traitement des symptômes cliniques des tumeurs carcinoïdes

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

  • Ciclosporine (voie orale), Insuline, glitazones, répaglinide et sulfamides hypoglycémiants
  • Administration concomitante de médicaments induisant une bradycardie (ex: bétabloquants)
  • Médicaments métabolisés principalement par le CYP3A4

Base de données publique du Médicament