Octréotide


SANDOSTATINE ®

MODE D'ACTION

L'octréotide est un octapeptide de synthèse aux propriétés apparentées à celles de la somatostatine naturelle.

Isolée initialement au niveau de l'hypothalamus, la somatostatine inhibe la sécrétion de l'hormone de croissance (GH) ainsi que la libération d'hormone thyréotrope (TSH).

Au niveau du tractus digestif, les actions physiologiques de cette hormone sécrétée par les cellules D du pancréas sont principalement inhibitrices:

  • sur les sécrétions endocrines pancréatiques: insuline, glucagon et. polypeptide pancréatique;
  • sur les sécrétions peptidergiques gastro-intestinales: gastrine, sécrétine, cholécystokinine, entéroglucagon, VIP, motiline;
  • sur les sécrétions exocrines de l'estomac, de l'intestin, du pancréas et sur les sécrétions biliaires;
  • sur la motricité gastro-intestinale et biliaire;
  • sur le flux sanguin splanchnique.

L'acétate d'octréotide diffère de la somastostatine par:

  • une action beaucoup plus prolongée et plus intense que celle de la somatostatine naturelle, permettant l'administration en 2 ou 3 injections quotidiennes;
  • une plus grande sélectivité vis-à-vis de la sécrétion de GH et de glucagon;
  • l'absence d'effet rebond lors de l'arrêt du traitement.

POSOLOGIE

Tumeurs endocrines digestives: La dose initiale recommandée est de 50 µg le matin et le soir, en deux injections sous-cutanées, à 12 h d'intervalle. Cette posologie peut être augmentée, habituellement jusqu'à 200 - 400 µg (soit 2 injections de 100 ou 200 µg par jour).
Dans quelques cas (tumeurs carcinoïdes), il sera nécessaire d'augmenter les doses en utilisant 3 injections sous-cutanées de 200 à 500 µg (1 injection toutes les 8 h) pour atteindre un maximum de 1500 µg par jour.

CLASSE THERAPEUTIQUE

Hormone Hypothalamique

MODE DE PRISE

voie sous-cutanée, les injections seront espacées de 8 h ou de 12 h, selon les cas. Il est conseillé de pratiquer ces injections à distance (1 à 2 h après si possible) des repas de midi et du soir

INDICATION

Traitement des symptômes cliniques au cours des tumeurs endocrines digestives suivantes :

  • tumeurs carcinoïdes ;
  • vipomes ;
  • glucagonomes 

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

  • Ciclosporine
  • Insuline, antidiabétiques glitazones, repaglinide et sulfamides hypoglycémiants
  • Produits métabolisés par le cytochrome P450 dont particulièrement le CYP3A4

Base de données publique du Médicament