Pembrolizumab


KEYTRUDA ®

MODE D'ACTION

KEYTRUDA est un anticorps monoclonal humanisé qui se lie au récepteur PD-1 (programmed cell death-1) et bloque son interaction avec les ligands PD-L1 et PD-L2. Le récepteur PD-1 est un régulateur négatif de l’activité des cellules T, qui a montré son implication dans le contrôle des réponses immunitaires des cellules T. KEYTRUDA potentialise les réponses des cellules T, y compris les réponses anti-tumorales, par le blocage de la liaison de PD-1 avec PD-L1 et PD-L2, qui sont exprimés dans les cellules présentatrices d’antigène et peuvent être exprimés par les tumeurs ou par d’autres cellules du microenvironnement tumoral.

POSOLOGIE

2 mg/kg toutes les 3 semaines

CLASSE THERAPEUTIQUE

Anticorps monoclonal, Inhibiteur de point de contrôle immunitaire; Voie du récepteur PD-1 et de ses ligands PD-L1, PD-L2

MODE DE PRISE

Perfusion intra-veineuse

INDICATION

  • Mélanome avancé (non résécable ou métastatique) en monothérapie chez les patients adultes
  • Cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé ou métastatique dont les tumeurs expriment PD-L1, chez les patients adultes ayant reçu au moins une chimiothérapie antérieure. Les patients présentant des mutations tumorales d’EGFR ou d’ALK doivent également avoir reçu un traitement autorisé pour ces mutations avant de recevoir KEYTRUDA.
  • Lymphome de Hodgkin classique, en rechute ou réfractaire après échec d’une greffe de cellules souches autologue ou d’un traitement par brentuximab vedotin, ou inéligibles à une greffe et après échec d’un traitement par BV. En monothérapie.
  • Traitement de première ligne en monothérapie des patients adultes atteints de CBNPC métastatique dont les tumeurs expriment PD-L1 avec un TPS>50%, sans mutations tumorales d’EGFR ou d’ALK.
  • Carcinome urothélial localement avancé ou métastatique ayant reçu une chimiothérapie antérieure à base de sels de platine ou inéligibles à une chimiothérapie à base de cisplatine. En monothérapie

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

L'utilisation de corticostéroïdes ou d’immunosuppresseurs systémiques doit être évitée avant le début du traitement par pembrolizumab, du fait de leur possible interférence avec l’activité pharmacodynamique et l'efficacité de pembrolizumab. Néanmoins, les corticostéroïdes systémiques ou d'autres immunosuppresseurs peuvent être utilisés après l'instauration de pembrolizumab pour traiter des effets indésirables d'origine immunologique.


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