Eribuline


 HALAVEN ®

MODE D'ACTION

L’éribuline mésilate est un inhibiteur de la dynamique des microtubules appartenant à la classe des agents antinéoplasiques de type halichondrine. L’éribuline mésilate est un analogue de synthèse à  structure simplifiée de l’halichondrine B, une substance isolée de l’éponge marine Halichondria okadai.

L’éribuline inhibe la phase de croissance des microtubules sans altérer la phase de raccourcissement et piège la tubuline dans des agrégats non productifs. L’éribuline exerce ses effets par un mécanisme antimitotique au niveau de la tubuline, ce qui entraîne le blocage de la phase G2/M du cycle cellulaire, une perturbation des fuseaux mitotiques et finalement la mort cellulaire par apoptose après un blocage mitotique prolongé et irréversible.

POSOLOGIE

1,23 mg/m2 à J1 et J8 de chaque cycle de 21 jours

CLASSE THERAPEUTIQUE

Cytotoxique

MODE DE PRISE

Voie intraveineuse en perfusion sur 2 à 5 minutes

L’ administration d’ éribuline doit être différée à J1 ou J8 si :
– PNN < 1000 /mm3
– Plaquettes < 75 000 /mm3
– Toxicités non hématologiques de grade 3-4

INDICATION

  • Cancer du sein localement avancé ou métastatique, dont la maladie a progressé après au moins un protocole de chimiothérapie pour le traitement du stade avancé. Le traitement antérieur, en situation adjuvante ou métastatique, doit avoir comporté une anthracycline et un taxane, sauf chez les patients ne pouvant pas recevoir ces traitements.
  • Liposarcome non résécable chez les patients adultes ayant reçu un protocole de chimiothérapie antérieur comportant une anthracycline (sauf chez les patients ne pouvant pas recevoir ce traitement) pour le traitement d’une maladie avancée ou métastatique.

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

L’ éribuline est essentiellement éliminée par excrétion biliaire,  elle semble peu métabolisée par le CYP3A4 et une interaction avec les inhibiteurs du CYP3A4 n’est pas attendue. Par contre, l’éribuline est un inhibiteur faible du CYP3A4

Inhibiteurs des protéines de transport hépatique susceptibles d’augmenter les concentrations plasmatiques d’éribuline : ciclosporineantirétroviraux (efavirenz, ritonavir …), quinidine

Substrats du CYP3A4 à faible marge thérapeutique susceptibles d’être augmentés par l’éribuline : risque musculaire avec certaines statines (simvastatine), ergotisme avec les dérivés de l’ergot de seigle (ergotamine), risque néphrotoxique avec certains immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus), médicaments à risque de torsades de pointes (cisapride, pimozide, antipaludéens), médicaments dépresseurs respiratoires (triazolam, midazolam)


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