Torémifène


FARESTON ®

MODE D'ACTION

Le torémifène est un dérivé non-stéroïdien du triphényléthylène. Comme les autres composés de cette famille, le tamoxifène et le clomifène, le torémifène se lie aux récepteurs aux estrogènes et peut exercer des effets estrogéniques, antiestrogéniques ou les deux selon la durée du traitement, l'espèce animale étudiée, le sexe, l'organe-cible et l'objectif choisi. Toutefois, en règle générale, les dérivés nonstéroïdiens du triphényléthylène exercent essentiellement une action antiestrogénique chez le rat et chez l'homme et estrogénique chez la souris.

Chez les patientes ménopausées atteintes de cancer du sein, le traitement par le torémifène est associé à une diminution modérée de la cholestérolémie totale et de la teneur plasmatique en lipoprotéines de basse densité (LDL).

Le torémifène se lie spécifiquement aux récepteurs aux estrogènes, agissant en compétition avec l'estradiol, et il inhibe la synthèse d’ADN et la réplication cellulaire induite par les estrogènes. Dans certains cancers expérimentaux et/ou après administration de doses élevées, le torémifène provoque des effets antitumoraux non estrogène-dépendants.

L'action antitumorale du torémifène dans le cancer du sein est essentiellement liée à son effet antiestrogénique, bien que d'autres mécanismes d'action (effet sur l’expression des oncogènes, sécrétion de facteurs de croissance, induction d'apoptose et influence sur la cinétique du cycle cellulaire) peuvent également être impliqués dans l'activité antitumorale du produit.

POSOLOGIE

60 mg par jour

CLASSE THERAPEUTIQUE

Anti-estrogène, Hormonothérapie

MODE DE PRISE

  • Voie orale : prise quotidienne avec ou sans nourriture
  • Surveillance attentive : gynécologique (risque < 1/10 000 de cancer de l’endomètre), risque thromboembolique, bilan hépatique et lipidique

INDICATION

Cancer du sein métastatique hormono-sensible chez la femme ménopausée

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

  • Essentiellement métabolisé au niveau hépatique par le cytochrome CYP3A4 :
  • Inhibiteurs du CYP3A4 susceptibles d’augmenter les concentrations de torémifène : antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole), macrolides (érythromycine, clarithromycine), antirétroviraux (ritonavir), amiodarone, inhibiteurs calciques (vérapamil, diltiazem), aprépitantjus de pamplemousse
  • Inducteurs du CYP3A4 susceptibles de diminuer les concentrations de torémifène : antiépileptiques (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne), antibactériens (rifampicine), antirétroviraux, le millepertuis
  • Potentiel effet additif du torémifène avec  les molécules allongeant le QT : antiarythmiques de classe IA (quinidine…), antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol…), neuroleptiques (phénotiazines…), certains antibiotiques (moxifloxacine, érythromycine, pentamidine…) et antipaludéens (halofantrine), certains antihistaminiques (terfénadine…)
  • Forte liaison aux protéines plasmatiques : AVK

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