Carcinome basocellulaire: Le cemiplimab se confirme en 2e ligne

Rédigé le 20/05/2021
Siavoshe AYATI

La prise en charge du carcinome baso cellulaire est surtout locale. Le traitement systémique est appliqué pour une faible proportion des patients dans les situations avancées.

Les traitements validés sont les inhibiteurs de hedgehog : le vismodegib et le sonidegib avec des réponses entre 30 et 60%. Mais que faire après une progression (26 mois de médiane de réponse) ou une contre indication (intolérance) à cette famille ?

Le Cemiplimab est un anti PD-1 approuvé pour le carcinome épidermoïde (ancienne ATU mais plus de remboursement pour le moment en France) et qui montre une activité dans le CBNPC. Il est approuvé depuis le 9 février 2021 par la FDA dans la prise en charge des carcinomes basocellulaires après inhibiteur de hedgehog (progression ou intolérance).

Le carcinome basocellulaire présente en général une charge mutationnelle très élevée et en fait un très bon candidat pour répondre à l’immunothérapie.

Cette étude de phase 2 ouvert, multicentrique, monobras regroupait des patients en bon état général, avec un carcinome baso cellulaire métastatique ou bien localement avancé. Ces patients étaient en progression après un inhibiteur de hedgehog, intolérant ou sans réponse objective après 9 mois de traitement.

Les résultats pour le groupe métastatique ne sont pas matures, les données présentées sont celles du groupe localement avancé.

Résultats : 84 patients dans ce groupe ont reçu du Cemiplimab.

  • Une réponse (critère principal) a été observée chez 31% des patients soit 26 patients dont 5 (6%) en réponse complète (photographie + biopsie négative).
  • 49% des patients étaient stables soit 41 patients, 11% (9 patients) étaient en progression et 10% (8 patients) étaient non évaluables.
  • Le temps médian de réponse était de 4, 3mois
  • Les toxicités sont ceux liées à l’immunothérapie. 

Le Cemiplimab montre une activité dans cette population avec la nécessité de confirmer ces données. Nous attendons également les données en situation métastatique.

La FDA a déjà approuvé ce traitement en seconde ligne depuis le 9 février 2021.