Signature moléculaire dans les études MONALEESA : corrélation entre sous type moléculaire et PFS

Rédigé le 30/03/2021
Jean David FUMET

Les différentes signatures moléculaires sont aujourd’hui utilisées dans les cancers du sein RH+/HER2-pour la désescalade de chimiothérapie adjuvante. Elles permettent de définir des sous types moléculaires à partir d'une analyse d'un panel de gènes.

Peuvent-elles être utilisées pour définir les sous types moléculaires comme biomarqueurs de l’efficacité du traitement par hormonothérapie + inhibiteurs de CDK4/6 en 1ere ligne métastatique ?

C’est la question posée par cette étude récente publiée dans JCO

La signature PAM50 a été réalisée sur l’ensemble des prélèvements des patientes des études MONALEESA (2, 3 et 7)

 

Au total : 1160 tumeurs analysées, ribociclib = 672, placebo = 488

On retrouve une distribution :

  • Luminal A = 46.7%

  • Luminal B = 24%

  • Normal like = 14%

  • HER2 enriched = 12.7%

  • Basal like =2.6%

Les résultats montrent que tous les sous types moléculaires ont un bénéfice en PFS du ribociclib sauf les « basal Like ».

  • Luminal A : HR =0.63, p=0.0007

  • Luminal B : HR = 0.52, p<0.0001

  • Normal like : HR 0.47, p=0.0005

  • HER2 enriched : HR =0.39, p<0.0001

  • Basal like : HR =1.15, p=0.77

 

En pratique : Le ribociclib en association avec l’hormonothérapie apporte un bénéfice en PFS dans tous les sous-groupes moléculaires sauf « Basal like » (qui s’apparente plus à une tumeur triple négative) qui représente 2.6% des patients. Les tumeurs « HER2 enriched » ont un mauvais pronostic mais montrent ici le plus grand bénéfice du traitement par hormonothérapie Ribociclib.

 

Prat A, Chaudhury A, Solovieff N, et al. Correlative Biomarker Analysis of Intrinsic Subtypes and Efficacy Across the MONALEESA Phase III Studies [published online ahead of print, 2021 Mar 26]. J Clin Oncol. 2021;JCO2002977. doi:10.1200/JCO.20.02977